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La société AREDOR, après une longue traversée de désert depuis le départ des partenaires pakistanais est en passe de tomber entre les mains de l’homme d’affaires El Hadj Bouna Keita, après que notification lui a été faite dans ce sens, a-t-on appris d’une source bien introduite.
La société d’El Hadj Bouna Keita, Bouna Mining Coorporation, qui a son siège à Kaloum, au centre-ville et centre des affaires de Conakry, a été choisie parmi deux autres sociétés, au terme ‘’d’une adjudication’’. Selon nos sources, un protocole d’accord est en élaboration, et pourrait faire l’objet de signature très prochainement. ‘’Officiellement, El Hadj Bouna n’a pas encore le contrat, mais tout porte à croire que c’est lui qui bénéficiera du marché d’Aredor. Il lui a été faite une notification par Me Alphred Mathos, actuel Vice-président de la Commission d’audit et de surveillance des secteurs stratégiques de l’Etat, président d’une autre Commission, cette dernière mise expressément en place par le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, pour statuer sur le dossier AREDOR’’, nous informe-t-on. Le ministre des Mines Mahmoud Thiam étant en mission du Gouvernement en République populaire de Chine, il est question d’attendre son retour afin qu’un protocole soit signé en bonne et due forme entre le Gouvernement guinéen et la société d’El Hadj Bouna Keita, selon une de nos sources. Une autre source nous indique que le ministre des Mines, Mahmoud Thiam, pourrait dès son retour procéder au lancement d’un appel d’offres. Pour rappel, il faut dire qu’après le départ des partenaires pakistanais, le Gouvernement a décidé de trouver un nouveau partenaire pour Aredor. Mais pour cela, le gouvernement du CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement) en place depuis le 23 décembre 2008, n’a pas voulu lancer un appel d’offres ouvert. ll a jugé utile de se limiter aux dossiers de deux partenaires qui avaient déjà leurs dossiers déposés sous le régime Conté. Ces deux autres partenaires sont DAF LIMITED du géologue Kaba Keita, associé à des hommes d’affaires de Dubai, et un sud-africain qui avait pour ambition d’exploiter la kimberlite. A ces deux, il a été ajouté El Hadj Bouna, un homme d’affaires bien connu dans le milieu du diamant en Guinée, associé lui, au scandinave Victor Kubiak. La commission d’attribution d’Aredor a exigé aux trois soumissionnaires de déposer leurs dossiers en 48 heures. Les TDR (Terme De Référence) exigeaient un dossier technique attrayant et un ticket d’entrée de 5 millions USD. Le sud-africain a expliqué qu’il ne pouvait pas produire seulement en l’espace de deux jours, un dossier ‘’sérieux et consistant’’. El Hadj Bouna a déposé son dossier technique et a déclaré qu’il était capable de mettre sur la table 14 millions USD, donc une somme trois fois plus élevée que celle exigée. DAF LIMITED du géologue Kaba Keita a estimé pour sa part qu’il ne pouvait pas donner un montant de 14 millions USD. Même si au ministère des Mines, il se raconte que son dossier était de loin plus intéressant. El Hadj Bouna, plus loin a même revu ses prétentions à la hausse, affirmant qu’il était prêt à mettre sur la table, un ticket de 30, voire même 50 millions USD. Ce dont les uns et les autres doutent fort. Afin d’obtenir sa version des faits, nous avons approché la semaine dernière El Hadj Bouna à son bureau de Kaloum. Mais l’homme d’affaires a laissé entendre qu’il ne voulait pas discuter du ‘’problème d’Aredor’’. A rappeler qu’El Hadj Bouna Keita est membre du CNDD, (Conseil National pour la Démocratie et le Développement) au pouvoir, dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara, depuis la disparition du Général Lansana Conté, le 22 décembre 2008. EC/AC/MG |